L'art est l'entreprise
Ce colloque international, coprésenté par le CERAP et la Biennale de Paris, a été organisé par le Centre d’Etude et de Recherche en Arts Plastiques de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a réuni pour la première fois des entreprises d’artistes dites « critiques » : inscrites dans le réel à tel point qu’elles ne peuvent être distinguées. Utilisant le modèle de l’entreprise, elles ne prennent pas l’entreprise comme objet symbolique et fonctionnent comme n’importe quelle autre entreprise. Celles-ci peuvent être classées en deux catégories : entreprises déclarées et entreprises non déclarées. Malgré cette distinction, au final ce sont des produits et des services qui sont proposés. Des universitaires, des consultants et des chefs d’entreprises sont venus nourrir le débat pendant ces deux journées. Ce colloque s’inscrit dans le cadre de la ligne de recherche Art et Flux dirigée par Yann Toma. Cette ligne de recherche a pour objet de favoriser la rencontre entre le domaine de l’art et celui de l’économie et s’intéresse particulièrement aux pratiques artistiques qui convoquent le milieu de l’entreprise sous un angle critique.
Intervenants : Richard Conte - directeur du CERAP, Alexandre Gurita - directeur de la Biennale de Paris, Yann Toma - responsable du colloque (Paris 1 / CERAP) et chercheur, Sylvain Soussan - Soussan Ltd, Stephen Wright - critique d’art, Jean-Baptiste Farkas - Ikhéa©Services et Glitch, Aldo Spoldi - Banca di Oklahoma, Alesio Fransoni et Ilaria Valbonesi pour Generic Art History Promotion – Registre International des Sociétés Artistiques, Stéphane Sauzedde - critique d’art, Maria Linares pour Daily Services, Liliane Viala - Courants Faibles, Marion Baruch, Myriam Rambach, Arben Iljazi – Name Diffusion, Agnès Lontrade - maître de conférences en esthétique, Hélène Mugnier- conseil art-entreprise, Arnaud Dartois (intelligence du réseau), Agnès Combes (projet P), Dominique Babin (S.A.M.M.E.) et Ann Massal (stratège) – Ouest-Lumière, Corinne Nicolaï (consultante relation entreprise) et Benjamin Sabatier (chef de projet) - International Benjamin’s Kit, Olivier Stévenart, technicien de surface et ambassadeur, Brigitte Rambaud et Siegfried D. Ceballos - Visualinguistic, Rose-Marie Barrientos, chargée de mission à l’ICOM, Sébastien Juy - porte parole de la Mredef, Bernard Brunon - That’s Painting Productions, Christian Mayeur - directeur d’Entrepart, Frédéric BortolottiTM, Gosia Galas et P. Nicolas Ledoux – Ultralab. Modérateurs : Bernard Guelton (chercheur au CERAP), Stephen Wright (critique d’art), Eric Mezan (directeur d’art process), Valérie Da Costa (historienne de l’art et critique). Comité d’organisation : Mélanie Perrier (CERAP), John Cornu (CERAP), Syrine Fattouh (CERAP), Marie Preston (CERAP), Dimitri Loukine (REZ04), Emilie Mouret (Biennale de Paris). Remerciements : Académie de Brera, Ambassade de Colombie, Institut Italien, Ecole des Beaux-Arts de Toulon.
Soussan Ltd
Fournir les musées est un travail d’artiste... Soussan Ltd, fournisseur des musées propose ses services à tous les acteurs de la scène artistique contemporaine. L’extension du domaine muséologique décrite par Henri Pierre Jeudy, et l’expansion du champ de l’art observée par Yves Michaud, conduisent aujourd’hui notre activité de fournisseur à couvrir tous les besoins de l’activité humaine. Par conséquent, Soussan Ltd démontre ses compétences à investir des territoires autres que ceux conventionnellement réservés à l’art. Dans notre catalogue, les artistes, les médiateurs et les publics trouveront autant de solutions que d’invitations à réinventer leurs désirs.
Double statut ontologique de l'entreprise artistique
Stephen Wright est critique d’art, directeur de programme au Collège International de Philosophie (Paris) et directeur éditorial de la Biennale de Paris. Il interroge des pratiques à faible coefficient de visibilité artistique, soulevant la question d’un art sans oeuvre, sans auteur et sans spectateur. Les dernières années ont vu de plus en plus d’artistes adopter des stratégies mimétiques par rapport à l’économie entrepreneuriale, calquant leur activité artistique sur la forme et la structure d’une petite entreprise. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un gag, moins critique que complaisant à l’égard du néo libéralisme hégémonique. Mais d’autres se sont donnés les moyens de rendre leur entreprise opératoire dans l’économie générale, lui permettant d’exister en toute indépendance par rapport à l’économie symbolique de l’art. Comment penser ce double statut ontologique d’une entreprise qui est tout à la fois artistique et opératoire ?
Ikhéa@services
Titre de l’intervention : IKHÉA©SERVICES, des modes d’emploi et des passages à l’acte. La démarche : Pour la plupart immatériels et soumis à des règles strictes, les IKHÉA©SERVICES privilégient l’expérience et cherchent à faire un croche-pied la routine. À l’oeuvre-marchandise limitée mais rentable, ils tentent d’opposer le principe ouvert et évolutif des prestations, méthode de travail à plusieurs bâtie sur un imprévu radical.
Jean-Baptiste Farkas
Banka di Oklaoma
Banca di Oklahoma Srl. est une banque fondée par Aldo Spoldi et deux partenaires. Enregistrée en 1990 comme société à responsabilité limitée au nom de Oklahoma s.r.l. , elle est depuis 1994 transformée en une société par actions nommée B.D.O. Limited.
Régistre International des entreprises artistiques
Un paradigme critique pour l’art. ACIR est une chambre de commerce international des societés-art, elle classifie les entreprises artistiques en trois classes : Réelle : fondation d’une vraie société, à capital, considérant acquise sa « réalité » structurelle et qualifiant l’opération d’artistique, ou bien simulant l’entreprise et menant des opérations, rédigeant des communiqués qui contribuent à renforcer l’impression de « réalité » ; Semi-fictionnelle : travail durable avec un nom ou qui imite une raison sociale, en employant les langages, la graphique et les stratégies du monde de la promotion commerciale (de la réalisation d’un logo à la publication d’insertions publicitaires) ; Fictionnelle : simulation du fonctionnement réel d’une société, imitation de la forme, mais sans impact.
Alesio Fransoni et Ilaria Valbonesi
L'artiste entrepreneur, cas particulier ou artiste générique ?
Il y a aujourd’hui deux types d’artistes entrepreneurs. Les premiers revendiquent ostensiblement cette posture et proposent la plupart du temps leur entreprise comme pivot pour l’expérience esthétique. Les seconds au contraire ne désignent pas le champ économique, mais en artistes pragmatiques trouvent dans l’organisation entrepreunariale une solution efficace pour déployer leur production. Entre ces deux groupes existe-t-il des passerelles ? Et même davantage : et si l’entrepreneuriat était devenu le régime général de l’art et que, en définitive, les artistes se revendiquant entrepreneurs en étaient le symptôme ?
Stéphane Sauzedde, critique d’art.
Daily Services
Daily services est un collectif basé à Berlin, formé par Angélica Chio et Maria Linares. A partir de 1999, daily services a réalisé des actions à Barcelone, Berlin, Bogota, Bonn, Kyoto, Madrid, Mexico, New York, Nuremberg, Paris et Séville. Projets réalisés : daily service (cirage de chaussures), daily parcours, daily questions, daily pain, daily rafraîchissements, daily tons, daily sacs, daily routes, daily test et daily café. Daily services construit des actions où la valeur esthétique des expériences quotidiennes est accentuée en invitant les gens à réfléchir sur quelques aspects sociaux et économiques de la société contemporaine de consommation. Les projets de daily services sont conçus et réalisés sur la base d’une collaboration concrète avec le citoyen aussi bien que entre les citoyens eux-mêmes. Le collectif se présente comme une compagnie qui offre services non conventionnels, avec l’intention de recréer la vie quotidienne du citoyen commun. Les services offerts utilisent des éléments de l’économie formelle et informelle.
L'entreprise, espace de création, production, diffusion ?
Courants Faibles interroge les notions de production, création, exposition et diffusion, et élabore des formes d’infiltration dans l’entreprise. Le projet s’est constitué en 2006 sous l’impulsion de Liliane Viala avec Jean-Baptiste Farkas et Sylvain Soussan. Les multiples projets, réalisés individuellement tant par Jean-Baptiste Farkas, Sylvain Soussan que Liliane Viala, convergent autour d’une même préoccupation, d’un même désir à se réapproprier des éléments du réel pour interagir avec lui, en marge des territoires et des systèmes prévus par l’institution culturelle. En activant les notions d’interactions, de coopération ils construisent des articulations, entre des espaces, des temps, leurs différents agents ou acteurs à l’intérieur du maillage existant et proposent des « désordres subtils », des « perturbations discrètes », des « micro chaos » et des « micro utopies ». Ils replacent l’art dans l’entreprise comme une expérience à vivre et à partager en intégrant l’aléa, le désordre, l’accident dans le processus de création.
Name Diffusion
Marion Baruch a créée et inscrit au registre du commerce à Milan, en 1990, l’entreprise Name Diffusion. Name Diffusion exposait ses produits avec la galerie de Luciano Inga Pin, dans le panorama des « entreprises » dans différents musées d’Europe et à différents événements. Aujourd’hui, Name Diffusion est une association loi 1901 basée à Paris qui travaille en groupe sur des projets à partager et à reconstruire sur la base de l’échange.
Faut-il réactiver la critique artiste ?
Revaloriser aujourd’hui la critique artiste de l’entreprise et, au sens large, du libéralisme économique, nécessite de prendre en considération la dimension historique de la question : comprendre notamment ce qui s’est joué à la Renaissance autour de la notion de « génie » et au XVIIIe siècle dans la remise en cause des guildes et des corporations. Si, par ailleurs, l’esthétique du XIXe siècle refuse majoritairement toute introduction de la sphère libérale dans son champ - dont l’autonomie fut entérinée par Kant - , le socialisme n’en est pas moins rejeté, - l’art engagé au service d’une révolution sociale prôné par Saint-Simon est ainsi vivement critiqué par Baudelaire. L’alternative politique à l’économie capitaliste se met véritablement en place avec les auteurs de l´Ecole de Francfort, même si une nouvelle fois tout engagement politique direct est à proscrire. L’esthétique cherche ici à substituer à l’entreprise réelle une entreprise imaginaire ou utopique, reposant sur une critique de la rationalité dont le coeur est le développement de la culture au sens de formation et d’éducation unitaire des facultés humaines. La récupération par le capitalisme de la critique artiste sonne-telle aujourd’hui le glas des propositions esthétiques d’obédience romantique ?
Telle sera la question, posée par Pierre-Michel Menger, Eve Chiapello et Luc Boltanski, qui sous-tendra cette conférence.
Agnès Lontrade, maître de conférences en esthétique à l’Université de Paris 1 / Panthéon Sorbonne
Artiste et manager, les nouveaux alliés ?
La situation est inédite : les managers et les artistes se rencontrent et se confrontent, non plus seulement en dehors mais dans l’entreprise elle-même. Comment ces deux figures sociales ont-elles dépassé leurs antagonismes séculaires pour échanger leurs complémentarités ? Un retour sur l’histoire, tant artistique, qu’économique et sociale, permet de mieux comprendre l’ancrage profond d’une tendance croissante.
Hélène Mugnier, conseil art-entreprise
Ouest-Lumière
Producteur et distributeur d’énergie L’entreprise Ouest-Lumière existe depuis 1905. Réactivée en 1991 (rachat du nom et de la marque à l’INPI), elle est aujourd’hui dirigée par Yann Toma, son président à vie. Elle est composée de membres fondateurs (10 membres), d’un Comité Exécutif (12 membres), d’actionnaires (157 membres), d’agents (90 membres) et d’abonnés (100 000 membres). Quatre actionnaires et directeurs de services témoignent de leur activité au sein de cette entreprise.
Arnaud Dartois (intelligence du réseau), Agnès Combes (projet P), Dominique Babin (SAMME) et Ann Massal (stratège)
International Benjamin's Kit
L’oeuvre d’art et le respect de sa clientèle IBK se positionne en face et au coeur des réalités économiques. Depuis sa fondation par Benjamin Sabatier en 2001, ses objectifs sont guidés par la volonté de rendre l’art accessible au plus grand nombre. Pour cela, la firme met en oeuvre des techniques de marketing performantes et conçoit une stratégie de diffusion auprès du grand public. La démarche d’IBK n’en reste pas cependant à une simple démocratisation du point de vue de la diffusion de l’oeuvre. Son but premier est d’inviter à l’expérience artistique. Ses produits ne sont pas créés comme simples objets de contemplation, ils requièrent la participation. Pour profiter pleinement d’un produit IBK, son propriétaire doit s’engager complètement dans sa réalisation. Conçus comme kits, ou prêts-à-monter, les produits proposés par IBK donnent la possibilité de vivre l’expérience de l’artiste. Agissant à la fois sur le côté créatif et réceptif de l’oeuvre, IBK promet un « service après vente » sous forme d’investissement post-achat, une reformulation esthétique des stratégies commerciales qui inspirent la firme.
Corinne Nicolaï (consultante relation entreprise) et Benjamin Sabatier (chef de projet)
OSTSA
« Ce que je montre c’est ce que je fais pour gagner ma vie ; c’est une force de travail mise en vente. Je peux proposer à quelqu’un de faire une installation chez lui mais c’est moi qui choisis ce que j’y fais. Je vends mes heures de travail. Pour l’instant, je ne fais que montrer ce que je produit. C’est pour moi juste un travail et c’est ce qui est important. Je ne peux pas sortir de cette dualité « ouvrier-artiste ». Je voudrais me faire payer en tant qu’ouvrier et artiste c’est à dire comme un ouvrier devrait être payé : un salaire qui correspond à une force de travail, une qualité, un horaire. Se répéter n’est pas négatif, ça structure, ça fait avancer. »
Olivier Stévenart, technicien de surface et ambassadeur
Visualinguistic
La créativité peut-elle nuire à l’entreprise ? Visualinguistic créee des visualisations avec des outils visualinguistiques. Les outils visualinguistiques sont des techniques visuelles et conceptuelles. L’atelier propose le service spécial V-Construction : le développement et la réalisation de votre propre outil visualinguistique. Le client définit sa demande, son projet, ses intentions, ses attentes ; il se présente ou décrit son travail. Cela peut se faire par e-mail ou lors du premier entretien. Les outils définitifs sont choisis et leurs modes d’application sont définis en accord avec le client. Les résultats de la collaboration sont présentés et commentés lors du dernier entretien. Chaque étape de la procédure de participation est orientée vers la demande du client et tous les résultats, sans exception, sont toujours utiles au client, même si le caractère spécifique des outils, leur capacité à surprendre et leur approche structurelle d’une réelle créativité peuvent donner des résultats inattendus ou irritants.
Brigitte Rambaud et Siegfried D. Ceballos
L'art comme produit dérivé
Issue de la pensée économique de l’artiste, l’entreprise artistique s’ancre dans un réel, celui de la vraie entreprise. La structure centrale de notre système économique inspire ainsi la mise en oeuvre des entreprises artistiques, leur fournissant les éléments qui, reformulés, constituent leur identité et leur matière esthétique. Quels sont donc les « actifs stratégiques » d’une structure qui dérive du modèle économique, faisant de l’entreprise une extension de l’art ?
Rose-Marie Barrientos, chargée de mission à l’ICOM
MREDEF
Une fédération française des entreprises critiques. « Il est temps de mettre l’entrepreneur au coeur de la société française. La France des entreprises est la France qui investit, la France qui innove, la France qui veut, la France des jeunes, la France qui gagne ! » Ernest-Antoine Seillière, Pdt. du MEDEF - Strasbourg, le 27.10.1998. La MREDEF est une entité dont l’inauguration n’a pas eu lieu. A travers son réseau territorial et professionnel, la MREDEF n’assure pas la promotion des entrepreneurs et de l’esprit d’entreprise dans notre pays et ne favorise pas des vocations d’entrepreneurs, elle ne donne pas aux entrepreneurs la possibilité de se faire entendre auprès des pouvoirs publics, des medias et du grand public, elle n’offre pas d’informations et d’appuis aux entrepreneurs dans tous les domaines touchant à la vie et au développement de leurs entreprises, elle ne représente pas les entrepreneurs au sein des principales instances économiques et sociales et ne contribue pas à construire avec les partenaires sociaux un dialogue social adapté aux défis du XXIe siècle.
Sébastien Juy, porte parole de la MREDEF.
That's Painting Production
Moins il y a à voir plus il y a penser « En radicalisant les propositions de BMPT et Support/Surface, j’ai poussé la peinture en dehors des limites de la représentation, ce qui m’a amené, vers 1988-89 à faire de la peinture en bâtiment ma pratique artistique. That’s Painting Productions est une entreprise de peinture enregistrée au registre du commerce du Harris County, au Texas, en 1989. Elle propose à ses clients, particuliers ou institutions, des services de peinture en bâtiment de haute qualité et à des prix compétitifs. That’s Painting emploie des ouvriers qualifiés dont le nombre varie en fonction de la taille des chantiers. »
Bernard Brunon
Art + management = innovation du XXIe siècle
Cette intervention commencera par quelques éclairages sur la signification du mot « entreprendre ». Ensuite elle présentera l’artiste et l’entrepreneur comme figures d’émancipation à travers les siècles et travailleurs éminemment libéraux. Après cette introduction, quelques défis du monde contemporain seront énoncés, défis qui font de l’art la ressource la plus précieuse pour agir de manière pertinente et efficiente. A partir de ces défis, il sera affirmé pourquoi il est essentiel de désacraliser l’art et de lui rendre son utilité cataclysmique, de renouer aussi le fil de la création et de la créativité populaire, à l’instar de la création permanente de Robert Filliou. Quelques exemples pragmatiques et des pistes concrètes pour que l’art en tant qu’entreprise et les artistes en tant qu’entrepreneurs seront proposés. On analysera comment certains entrepreneurs jouent un rôle social et politique qui dépasse les postures et discours convenus ; rôle vital à l’heure où, comme l’affirme Peter Sloterdijk, les humains « gâtent leur gâterie ». A cette occasion il sera étudié en quoi les artistes peuvent et doivent aider les entrepreneurs, privés et publics, à explorer les territoires actuels : introduire l’imaginaire dans le quotidien, ouvrir la relation à l’Autre, comprendre les formes de vie émergentes pour améliorer la performance économique, sociale et culturelle de leurs organisations. Christian Mayeur, directeur d’Entrepart
Ultralab
Ultralab™ est un groupe créé à Paris en août 2000 par P. Béjean, F. Bortolotti™, Didier Lechenne et P. N. Ledoux. Imaginé pour favoriser une approche originale du travail en groupe, développer selon les projets un principe d’invitations régulières, et rechercher une forme inédite d’autonomie artistique, économique et politique, Ultralab™ est une entité hybride qui a choisi de travailler aux frontières de l’art, de la science et de la communication. Depuis quatre ans, le groupe développe surtout des dispositifs prospectifs par le biais de fictions visuelles qui explorent les potentiels d’un langage plastique multiforme. Organisée sur le modèle d’une petite équipe de réalisation cinématographique, Ultralab™ se conçoit de plus en plus comme une structure atypique qui s’essaie, entre autre, à continuer le cinéma par d’autres moyens que ceux auxquels ce dernier nous avait habitué durant le XXe siècle. Frédéric BortolottiTM, Gosia Galas et P. Nicolas Ledoux |