Robert Cahen
Né en 1945 à Valence, vit à Paris.
Etudes et formation
Musique fondamentale et appliquée à I'audiovisuel
Conservatoire national supérieur de musique de Paris
Conservatoire de Mulhouse
Membre du groupe de Recherche musicale de l'INA 1971-1973
Ancien chargé de recherche au service de programme de l'INA (vidéo acoustique)
Expositions personnelles
1975, Galerie Piazza di Spagna, Rome, Italie
1974, Art vidéo confrontation ARC 2
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Invité à la Xe Biennale de Paris (section vidéo)
Filmographie
« Poupées », 16 mm N/B, 1972
« Images du carnaval de Bâle », film pour la télévision, 1973
« Ici repose », 35 mm couleur, 1975
« Karine », 16 mm N/B, 1976
« Sur le quai », 16 mm N/B, 1977
« Arrêt sur marche », 35 mm N/B, 1979
Musiques de concert et musiques appliquées pour le cinéma et la télévision.
Vidéo
« L'invitation au voyage », 1974, couleur
« Sans titre », 1977
Oeuvres présentées
« L'éclipse » 2'30'', couleur, sonore, 1979
« Horizontales couleur », 14', couleur, muet, 1979
« Trompe l'oeil », 7'30", couleur, sonore, 1979
« L'Eclipse », 2'30", PAL, couleur, son piste 2
« L'Eclipse » est composé comme un petit poème visuel utilisant la lumière, la couleur, les rythmes pour présenter un univers mi céleste, mi cérébral dans lequel des grilles (synthétisées) jouent
avec des soleils qui se cachent et qui tombent. R Cahen crée des effets de feu, de nuées, de vapeurs, qui contrastent avec la structure régulière et géométrique de l'image. D Bonnet
Saint-Georges
« Horizontales couleur », 14' couleur, muet
Bande à effet optique, discours abstrait qui parle d'horizon.
« Trompe l'OeiI », 7'30", PAL, couleur, son, piste 2
L'air de Papageno dans la Flûte Enchantée sert de prélude à ce rêve théâtral. L'oiseleur et la danseuse. les automates et les ombres chinoises, les animaux fantastiques en peluche ou en carton
se succèdent dans les vapeurs d'un brouillard de légende ou d'une locomotive à grosse cheminée. D'un choix d'images et d'accessoires naissent les illusions et les rêves que suscitent le
spectacle : les intrigues, les calculs, les luttes, les rivalités (le jeu d'échec), la jeunesse, la beauté, l'amour, les fins heureuses ou les coeurs déchirés (la danseuse et le théâtre viennois), les
terres lointaines, l'aventure la peur et l'inconnu (la marche dans le brouillard, le train). La force suggestive de ces images tient à ce que Robert Cahen souligne la réalité de carton bouilli des
accessoires qu'il emploie mais les situe dans un environnement surnaturel, rassemblant ainsi dans une même vision la vitalité de l'illusion, sa mesure et ses limites. Dominique Saint-Georges