Etudes et formation
1970-1973, Etudes Universitaires à Orebro, études de sociologie, de littérature et de géographie culturelle.
1974-1976, Etudie la peinture à l'Ecole Gerleborg.
1977, Etudie la peinture à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts.
Oeuvres présentées
La conférence annuelle des fatalistes, 1979, huile sur toile 275 x 185 cm.
L'hôpital, 1979, huile sur toile, 275 x 185 cm.
Danse, 1979, huile sur toile, 32 x 110 cm.
La forêt, 1979, huile sur toile, 45 x 140 cm.
Eau, 1979, huile sur toile, 37 x 185 cm.
Le chemin forestier, 1979, huile sur toile, 45 x 140 cm.
Chutes, 1979, huile sur toile, 32 x 150 cm.
Pins reproducteurs, 1979, huile sur toile, 98 x 210 cm.
Quand j'étais petit, je faisais des bandes dessinées avec un camarade. A plat ventre sur le plancher, occupant chacun un bout de la pièce, et un bloc de papier sous la main, nous marmonions à voix haute tout en dessinant. Des explosions de bombes et d'autos de course se faisaient entendre entre nos dents. Je vivais d'heureux instants. Je faisais des images fabuleuses. Le fantastique - tout s'y rapportait. En imagination on pressentait ce que ce serait d'être écrasé, déchiré, aimé, de faire de la vitesse, de tomber d'avion. La nature se composait de récifs de corail, de forêts pétrifiées et d'immenses glaciers. Je fabriquais des sujets, les disséquais et en contemplais la dissection. Quelqu'un m'avait donné du papier, un crayon et une plume. Lorsque je regarde aujourd'hui mes images elles me font l'impression de films dont le déroulement s'est accroché. Ce sont des scènes de ma vie. Je crois que certaines situations, de même que certains objets, donnent des explications. Les mains tâtonnent des surfaces qui permettent tant soit peu de percevoir des signes révélateurs des choses. Je sais qu'ils sont là. Soudain, quelque chose m'interpelle. Ce quelque chose a un intérêt profond - je m'y suis accroché : un sujet. Et me voici le pinceau à la main; muni de tubes de couleur et d'une toile. Ces objets représentent l'usage établi et la tradition. Je les prends pour ce qu'ils sont : des données et je me mets à peindre. J'essaie de donner du corps au sujet. Alors s'engage la réciprocité du sujet et du processus de sa matérialisation. Le sujet est l'énergie qui anime en moi le peintre. L'appel du sujet est-il assez pressant ? Son défi fait-il surgir la forme ? Je reviens à la situation première, à cette pièce où je faisais des bandes dessinées. En sondant ce que sont la tradition et les moyens du peintre, j'ai aiguisé ma sensibilité si bien que je peux vivre et sonder les objets les plus simples, donner une réalité au monde. Dan Wiren |