Expositions personnelles
1978, Galerie Diagramma, Milan
1978, Studio d'Arte Cannaviello, Rome
1978, Studio d'Arte Cannaviello, Milan
1979, Galleria 2000, Bologne
1979, Galleria Centrosei, Ban
Expositions collectives
1977, Teatro di Oklahoma, Galerie Diagramma. Milan
1979, Et postea dixit, Galerie Unimedia, Gênes
1979, La Section d'or... o della Restaurazione, Pinacoteca Comunale, Ravenne
1979, Interno al disegno, Galerie Il Grifone, Messine
1979, Pittura Teatrica, Studio d'Arte Cannaviello, Milan
1979, II Nuovo Contesto, Studio Marconi, Milan.
1980, Galerie De Foscherari, Bologne
1980, Dieci anni dopo i nuovi nuovi, Galleria d'Arte Moderna, Bologne
1980, Nuova Immagine, una generazione (e mezzo) di giovani artisti mternazionali, Palazzo della Triennale, Milan
Oeuvre présentée
« La Biblioteca Ideale », 1980, détrempe et pastel sur papier, 400 x 800 cm
Le travail n'est plus ce qu'il était. Autrefois le travail promettait la transcendance, aujourd'hui il peine pour l'apparence et la reproduction. C'est ainsi que l'image s'élibère de ses contenus qui la sacralisaient et s'allège comme un carnaval, une image qu'il faut regarder, qui charme, qu'on adore, une image qu'il faut mettre près de soi, qui ne pose pas de questions et dispense de l'étude. Si le « beau métier » ne constitue plus un but, la peinture se fait masque, « surface », qui court ça et là, qui singe la forme de production capitalisée et fait d'une industrie un cirque. Un bon travail artistique entre toujours en scène avec le style de Charlot. Un petit tableau se donne à voir, mais il possède en lui la force d'entraîner toute une série d'événements pluriels non-dessinés. Eh oui ! Un dessin, c'est, étymologiquement une métaphore : il véhicule le non-dessiné. Comme Charlot qui montre, en les taisant, le paysage, l'histoire, la condition sociale, son désastre amoureux.
Mais certes la peinture elle aussi répète ! Elle est indisciplinée, par rapport à la culture, elle la met en scène mais débarrassée de son poids de vérité et de sacré. Lire Hegel avec les yeux du peintre et non pas l'art avec les yeux de Hegel, c'est la revanche du beau sur le concept. Après que le concept a décrété la mort de l'art, la peinture-spectacle a réalisé la consommation du concept. Que reste-t-il d'ailleurs aujourd'hui de la dialectique sinon l'image d'un Hegel furieux et souriant qui pédale sur sa bicyclette ? Il est inutile de se casser la tête devant un tableau. La meilleure technique pour observer un tableau reste encore celle du gamin de la campagne, enchanté par une affiche de film de quinzième ordre la stupeur devant la pure visibilité Il n'y a rien à faire, un tableau ça vous prend ou ça ne vous prend pas. Aldo Spoldi |