Franz Rosei
Né en 1947 à Vienne, vit à Vienne.
Etudes et formation
Depuis 1971 se consacre exclusivement à la sculpture de la pierre, marbre, calcaire, grès.
Depuis 1973 dessins au crayon, au fusain, à l'aquarelle.
Expositions personnelles
1976, Künstlerhaus, Vienne.
1977, Galerie Schapira & Beck, Vienne.
1978, Galerie Orny, Münich.
1979, Künstlerhaus, Salzbourg.
1979, Kùnstlerhaus, Klagenfurt.
Exposition collective
1979, Exposition d'Art, Bâle.
Oeuvres dans des collections publiques
Albertina, Vienne.
Ville de Vienne.
Ville de Salzbourg.
Galerie Rupertinum, Salzbourg.
Oeuvres présentées
Der Mittlere (celui du milieu), 1978, calcaire, 37 x 27 x 125 cm
Der Stille (Le Silencieux), 1977 marbre de carrare, 28 x 20 x 125 cm
Im Nachdenken (En réfléchissant), 1977-78, marbre rouge, 86 x 25 x 20 cm
Panzerkopf (tête blindée), 1979 marbre noir, 44 x 23 x 31 cm
Rücken (Dos), 1976-77, marbre grec, 60 x 50 x 20 cm
Franz Rosei est un artiste qui exprime par deux média - sculpture et dessin - les doutes tenaces qui l'empêchent de croire que l'homme est le critère de toute chose. Car si l'homme est comparé avec « toute chose », il est, d'après Rosei, plutôt toujours plus petit et les choses deviennent plutôt toujours plus grandes. En 1977, Rosei a encore exposé à la galerie d'avant-garde de Vienne, Schapira & Beck, principalement des figures sur lesquelles le souffle du corps humain se dessinait sur la pierre nue. Le mouvement semblait être retenu dans une phase déterminée à peine définie, de sorte que l'observateur le ressentait un peu comme une crampe douloureuse. Rosei montre à l'exposition de Paris des sculptures plus récentes, qui constituent les bornes d'un territoire imaginaire surhumain. Le souffle retenu s'est transformé en un temps retenu à l'intérieur de l'évolution du temps tout comme on peut parfois se persuader que « le temps s'arrête » lorsqu'on entend chanter un oiseau tout à fait normalement et non pas de manière déformée comme sur une bande magnétique distendue. « Le Silencieux » et « Celui du milieu » pourraient être des sculptures d'Extrême-Orient si l'on renonce toutefois à la fiction de la placidité bouddhique. Rosei est persuadé que la dureté, la stabilité et l'âge font du matériau pierre une glace déformante idéale de l'homo sapiens. Par ailleurs il ne peut s'imaginer ses sculptures que dans une pièce fermée, et non pas par exemple à côté d'un arbre ou d'un taillis. Le surhumain fait par l'homme est toujours moins que ce qui pousse dans la nature Pour Rosei, « Celui du milieu » désigne aussi le milieu de son activité. Il considère par là qu'il ne s'agit pas de son apogée. Max Peintner