Etudes et formation
1965-66, Etudes à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Voyage en Europe et aux Etats-Unis.
1968, Licencié es-lettres.
1970, S'installe à Paris.
Expositions personnelles
1974, Galerie Arago, Perpignan, France.
1978, Kunsthalle de Bremerhaven, Allemagne.
1979, Vrije Universrteit Bruxelles, Belgique.
Expositions collectives
1976, Festival international de la peinture à Cagnes-sur-Mer, France.
1976, « Promenade à travers la peinture contemporaine », Centre Américain, Paris.
1977, « Espaces et lumières ». Institut Audio-visuel à Paris.
1977, « Transparence », Institut Audio-visuel à Paris.
1978, Prix Europe de la peinture à Oostende, Belgique.
1978-79, Grands et jeunes d'aujourd'hui, Grand Palais, Paris.
1978, « Travaux sur papier-objets » à Vdlepansis, France .
1979-80, Accrochage, Galerie Nina Dausset, Paris.
1980, 11e Biennale de Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Bibliographie
Josiane Bassal, l'Independant, juillet 1974.
Jean Thiery, Midi Libre, « Kuroda 30 ans après », juillet 1974.
Toshi Maeno, Catalogue de Kunsthalle Bremerhaven, « A propos de la série « grilles » de Kuroda », juin 1978. Nordsee-Zertung, octobre 1978.
Hannelore Ahorn, Nordsee-Zeitung, « Netz aus Linien », octobre 1978.
Wolfgang Moysich, Bremer Live, « Aki Kuroda », octobre 1978.
Herbert Aibrecht, Bremer Nachnchten, « Kunst wird zur wissenschaft », octobre 1978.
Josiane Bassal, « Ligne et ténèbres », juin 1979.
Toshi Maeno, « A propos de la série "noir" de Kuroda », septembre 1979.
Otto Hahn, +-o, « A propos d'Aki Kuroda », mars 1980.
Oeuvre présentée
Ligne/ténébres, 1980, acrylique, 220 x 440 cm.
La recherche poursuivie par Aki Kuroda est, à plus d'un titre, représentative d'un nouvel état d'une création contemporaine dont les choix stylistiques ne sauraient être l'ombre abusive de séparations simples, de contrastes prévisibles. Revendiquant à l'aide d'une réflexion rigoureuse, les formes hautement énergétiques qui concilient la contradiction, son oeuvre se situe entre les pôles clairement opposés de l'organisation et de la désorganisation, de la contrainte et de la spontanéité, de la répétition et de la variation. En observant les surfaces sagement découpées par des lignes honzontales, on découvre que des signes improvisés y subvertissent la pensée logique. Sortes de hiéroglyphes capricieux, d'exercices gestuels, ces signes, en lesquels se reconnaissent les traces d'une écriture dénaturée, mettent en situation les horizontales devant des obstacles, des révoltes de la main, des détournements d'humeur. En commentant ce que le regard simplement enregistre, on pourrait évoquer le radicalisme des fonds noirs qui déterminent la composition à faire le leu de la frontalité, rien de plus. Mais pour Aki Kuroda, l'écran noir est une représentation des ténèbres, lieu vibrant qui donne à l'invisible son existence concrète. Ce qui a l'air d'un paradoxe explique pourquoi cette peinture, opérant subtilement une concentration de la pensée visuelle, nous donne le sentiment de nous cacher quelque chose. Anne Tronche |