Etudes et formation
Diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts d'Athènes.
Expositions personnelles
1966, Galerie Keraia, Athènes
1974, Galerie Ora, Athènes
1978, Serpentine Gallery, Arts Council, Londres
1977, Galerie Ora, Athènes
1979, Galerie « Aithoussa Technis », Athènes
Expositions collectives
1967, 7e exposition Panhellènique, Athènes.
1969, Panelladiki, Galerie Astor, Athènes.
1970, Galerie Nées Morfés, Athènes
1972, Galerie « Goethe Institut » 5 Néo-réalistes Grecs, Athènes, Salonique.
1975, Bedford House Gallery, Londres. Piccadilly Gallery, Londres
1979, Biennale de Sao Paulo, Brésil
Bibliographie
A. Xydis, « Propositions pour l'Histoire de l'Art Néo-grec, » Editions Olkos, Athènes, 1976.
M. Chryssanthopoulos, « Le Symbole dans la peinture de K. Katzourakis », revue « Zygos », Avril 1979, Athènes
H.E Langenfass, Ecrit pour la peinture, « La Montagne », Editions Ora 1977, Athènes
Oeuvres présentées
The Guard, 1979-80, huile sur toile, 152 x 200 cm
The Guard, 1979-80, huile sur toile, 152 x 200 cm
Saint Thephiclos, 1979-80, huile sur bois, 100 x 65 cm
Saint Polygnotos, 1980, huile sur bois, 100 x 65 cm.
Katzourakis fait partie d'un petit groupe de peintres grecs revenus dans les années 70 au réalisme. Si ses oeuvres exposées à Athènes en 1972 n'étaient pas frontalement engagées contre la dictature qui sévissait alors, elles en faisaient indirectement une critique sévère. C'étaient des instantanés presque monochromes (gris - ocre sale) de la vie des rues et des bureaux dans une Athènes polluée, reconstituée à partir de l'expérience de tous. De ce « réalisme sordide » Katzourakis est passé à un à « réalisme poétique » où les scènes de la vie quotidienne dans des paysages urbains ou des intérieurs bourgeois en Grèce et en Angleterre sont juxtaposées à des apparitions tout aussi réalistement reproduites de personnages extraits des chefs d'oeuvre de Raphaël, Signorelli, Velazquez, etc. Ces juxtapositions qui rappellent l'abondance des « biens naturels » banalisés par leur diffusion mondiale, introduits dans le contexte d'une vie qu'elles sont destinées à embellir, dégagent une saveur poétique qui rapprochent les oeuvres de Katzourakis du surréalisme. Ce sont surtout des constats perspicaces qui critiquent notre société de consommation. La qualité technique de la peinture, tout conventionnellement dans ses moyens, combinée avec une grande acuité d'observation, propose de la vie d'aujourd'hui des images plus agréables peut-être à première vue, mais non moins déprimantes à la longue que celles que Katzourakis créait précédemment en Grèce Sordide ou poétique, c'est toujours la critique par la réalité qui le préoccupe. Alexandre Xydis |