Roland Flexner
Né en 1944 à Nice, vit à Nice.
Expositions personnelles
1969, Galerie BDDT Nice
1971, Galerie Senator, Stuttgart
1974, Galerie AARP, Paris
1978, Galerie La Caisse, Nice
Expositions collectives
1969, La jeune peinture Palais de la Méditerranée, Nice
1970, Festival international du Livre, Nice
1970, Environ II, Bibliothèque municipale, Tours
1970, Galerie Position, Le Pont du Loup
1970, Galerie Alphonse Chave, Vence.
1970, Galerie Techne, Firenze,
1970, Centro La Comune, Brescia
1971, Galerie De La Salle, Vence
1971, Galerie de la Manne, Nice.
1971, Environ III, Tours.
1971, Baukunst Gallery, Köln
1972, Galerie Fererro, Nice.
1972, Salle des sports, Etrechy.
1972, Galerie Storme, Lille.
1973, U E R de Droit et de Science, Nice.
1973, Ecole de Nice. Galerie Fererro, Nice
1974, Aspect de l'avant-garde en France, Théâtre
1974, Place du Château, Haut de Cagnes
1975, Galerie du centre culturel, Villeparisis.
1975, Salon de la critique, La Défense, Paris
1976, ARC Musée d'Art Moderne, Paris.
1976, Maison de la culture de Rennes
1976, Galerie de la salle, Saint-Paul de Vence.
1977, A propos de Nice. Musée Beaubourg, Paris
1977, Galerie Michelle Lechaux, Paris
1977, Ecole de Nice. Galerie de la Salle, Saint-Paul de Vence.
1978, Eventail, Galerie La Caisse, Nice.
1978, Galerie Catherine Issert, Saint-Paul de Vence
1979, French Art, Serpentine Gallery, London
1979, Fruit Market Gallery, Edimbourg.
Bibliographie
« Où en est l'école de Nice », La quinzaine littéraire, nr. 124, septembre 1971.
A propos du Ready made, La Fenêtre. février 1973.
Catalogue de l'exposition Galerie AARP, Paris.
« Iconographie », août 1974. Les cahiers d'imago.
Catalogue de l'exposition Bernard Pagès, Galerie Eric Fabre, Paris, janvier 1975
« Analyse et déconstruction d'un signe », Beau Geste Press, Edition David Mayor, 1975
Catalogue « French Art, an English selection », Serpentine Gallery, Londres, 1979
Oeuvres présentées
Sans titre, 1979, acrylique sur bois, 290 x 18 cm
Sans titre, 1979, acrylique sur bois, 290 x 18 cm
Sans titre, 1979, acrylique sur bois, 290 x 18 cm
Sans titre, 1979, acrylique sur bois, 290 x 18 cm
Sans titre, 1980, acrylique sur bois, 290 x 18 cm
Sans titre, 1980, acrylique sur bois, 290 x 18 cm
Sans titre, 1980, acrylique sur bois, 290 x 18 cm
Sans titre, 1980, acrylique sur bois, 290 x 18 cm
Les perches de Roland Flexner sont des peintures réduites à leur strict minimum. Elles sont le résultat de la volonté du peintre d'en finir avec les dessins faits à la main et les surfaces peintes à la brosse. Elles permettent à notre attention de se concentrer exclusivement sur l'action qui jaillit de leur liaison en deux ou trois dimensions, l'artiste les a inventées et leur a donné une forme, un espace fini et infini. Dans chaque oeuvre, le volume réel et le profil du support en bois sont dressés contre l'action de la couleur qui s'y étale. Les limites de chaque zone de couleur sont définies par l'exploitation du caractère physique de ces perches, soit la peinture est répandue sur une surface qui - alors que la peinture colle encore - est inclinée ou retournée afin qu'il reste une trace de ce mouvement, soit - comme c'est le cas pour les oeuvres en trois parties de l'exposition - un ruban adhésif, fixé à une extrémité de la perche, pend mollement autour de celle-ci qui est alors manœuvrée jusqu'à ce qu'il se colle d'une manière déterminée par ce mouvement. La peinture est alors étalée dans ces limites prédéterminées Dans la partie la plus courte, il donne à la perche une courbe réelle qui, plus loin, complique sa relation avec la courbe peinte qu'elle supporte. Bien que ce soit un procédé qui, quand il est présenté, apparaît mécanique, il requiert une technique de dessin de haute précision dans laquelle les erreurs ne peuvent être réparées et dont, même si la méthode est correcte, le résultat n'en est pas assuré pour autant. Couleur et ligne doivent être placées de telle façon qu'elles trouvent exactement leurs justes relation pour chaque perche, « juste » étant dans ce cas aussi indéfinissable et pourtant aussi facile que de voir à travers les chairs, comme dans la plupart des relations visuelles. Le test pour savoir si un élément particulier « fonctionne » ou non n'a lieu que quand celui-ci prend sa place définitive sur un mur blanc. Jusqu'à cet instant, la perche n'est que le fragment muet d'une peinture. Une fois en place, avec derrière elle la surface blanche fondant les contours de l'élément aux points où celui-ci est en contact avec la peinture blanche, illusion et qualité physique étroitement mêlées, elle commence à vivre Flexner fait ce commentaire : « Si le considère une pièce comme un objet, c'est parce qu'elle ne fonctionne pas. Si elle fonctionne, elle devient partie de l'espace qui l'environne ». Judy Marie. Catalogue « French Art » 1979 Serpentine Gallery