Etudes et formation
1968-73, Chelsea School of Art, Londres
1973-75, British School à Rome, Italie
1976-78, Maître de conférences en sculptures, Art and Research Centre,
Belfast
Expositions personnelles
1978, Arts Council Gallery, Belfast
1979, Oliver Dowlmg Gallery, Dublin
Expositions collectives
1973, Chelsea post-graduate show, Whitechapel Gallery, Londres
1974, Mostra 74, Rome
1975, Mostra 75, Rome.
Group show, Arts Council Gallery, Belfast
1976, Young Contemporaries, Octagon Gallery, Belfast
1977, Oasis, exposition de sculptures en plein-air, Dublin.
Documentation tournée d'Irlande
1978, Irish Exhibition of Living Art, Dublin.
Oliver Dowling Galiery, Dublin.
Documentation Orchard Gallery, Derry.
1979, Seven Artists, Oliver Dowling Gallery, Dublin.
Exhibition of visual art, Limenck.
Small works Newcastle Polytechnic Gallery. Newcastle-upon-Tyne.
1980, Irish Contemporary Art Society Collection. Angela Flowers Gallery,
Londres.
The international Connection, Roundhouse Gallery, Londres.
Prix
1973, Prix de Rome de l'Académie britannique. Bourse d'études en
sculpture.
1978, Arts Council of Northern Ireland Bursary
1979, RTE Graphic award. Exhibition of visual Art, Limenck
Ses oeuvres font partie de collections publiques et privées en Irlande,
Angleterre, Italie et Australie.
Oeuvre exposée
Sans titre, 1980, matériaux divers, 800 x 800 cm
Les photographies de John Aiken font partie d'un système complet qui
manifeste une structure ordonnée d'événements. Cette structure ordonnée
comprend 3 étapes il y a d'abord l'idée, le concept. le dessin,
deuxièmement il y a l'exécution photographique de toutes les étapes
délimitée par une unité de temps, ordinairement une journée. Les étapes 2
et 3 font double emploi, mais c'est la deuxième qui détermine l'ordonnance
formelle, spatiale et temporelle de l'oeuvre. La documentation
photographique nous permet de passer d'avant en arrière et d'arrière en
avant sans jamais perdre de vue le système total. Les différentes étapes ne
correspondent pas à des modes différents de voir le monde. Mais le
moment de négation du procédé constructif par destruction est la
métamorphose essentielle d'une image dans l'autre.
Aiken avoue un penchant pour la Renaissance et le constructivisme , en
outre, il s'intéresse profondément au futurisme et à l'architecture de
fortification. La clarté, la pensée raisonnée et objective, prédominent dans
son travail.
D'un certain point de vue, son oeuvre est traditionnelle, elle respecte
l'espace de la galerie, et elle utilise la galerie comme encadrement ou
comme piédestal, il fait des préparatifs méticuleux à huis clos, il se
préoccupe de la dextérité considérable qu'il faut pour accomplir ses oeuvres.
Aiken a fait récemment une recherche visuelle de l'architecture militaire de la
2e guerre mondiale et une étude des forteresses historiques. II avait l'intention de découvrir la technologie et les connaissances qui
contribuaient aux bâtiments construits pour la défense et la destruction.
Si l'art ouvre le monde qu'est-ce que c'est que l'espèce de monde ouvert
par Aiken ?
Fondé sur l'humanisme de la Renaissance, son art est une action réciproque
entre « chose » et « ego ». Sa philosophie est illustrée par son intérêt pour
les forteresses de la Renaissance qui avaient un sujet collectif et qui faisaient
partie de l'aspect séculier de l'art.
II a étudié en plus ces maniéristes qui développèrent les forteresses de la
Renaissance jusqu'à l'absurdité en faisant de leurs projections un schéma du
corps humain.
Aiken se cramponne à cet humanisme dans un but de clarté. Mais il serait
devenu tout simplement un néo-classiciste égaré si son art ne se nourrissait
que de l'humanisme de la Renaissance. Né à Belfast, il ne pouvait pas ignorer ce que peuvent devenir les gens dont
les « égos » sont gonflés. Comme a dit Sartre, nous sommes condamnés à
la liberté de la terreur, même en se séparant des collectivités. Et cet
humanisme existentiel apparaît dans les recherches qu'a fait Aiken sur la
ligne Maginot, l'Atlantic Wall, Montmédy. St -Malo. etc. L'espèce du monde ouvert par Aiken est celui de la construction pour la
destruction.
II y a un seul livre sur le bureau d'Aiken, « L'origine et le développement
de la Fortification » de Muller. J'en tire cette devise pour conclure : « La fortification est sans aucun doute occasionnée par la dégénérescence
de l'humanité » Dr. J Sverakova, 13/05/1980
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