Jean-Louis Vila
Né en 1948 à Perpignan, France, vit à Elne (Pyrénées Orientales), France, enseigne à l'Ecole des beaux-arts de La Seyne sur Mer (Var) , France, membre du groupe FFV (Fancony, Faucher, Vila) depuis juillet 1973.

Etudes et formation
Ecole des beaux-arts, Perpignan, France
Exposition personnelle
1975
Galerie Yvon Lambert, Paris
Expositions collectives
1973
FFV et Textruction, avec l'architecte Claude Parent, Douai, France
1974
FFV, Théâtre du Centre, Aix-en-Provence, France
FFV, Théâtre de Nice, France
FFV, Goethe Institut, Marseille, France
Peindre à neuf, Sarlat (Dordogne), France
FFV et Brunon, Galerie Athanor, Marseille, France
Tirages limités
Ecbolade (hors série)
Ecbolade nr 5
Illustration de Noir de Jean-Pierre Krop, collection Génération
Bibliographie
Catalogues FFV, Aix-en-Provence,
Théâtre de Nice, Goethe Institut,
Marseille
L'Art vivant nr 33
Opus international nr 51
Œuvres présentées
Série 1, 1974 (10 éléments, bois, rubson, 200 x 4 cm)
Série 2, 1974 (10 éléments, bois,
rubson, 200/50 x 4 cm)
Série 3, 1974 (10 éléments, bois,
rubson, 60 x 4 cm)
Série 4, 1974 (10 éléments, bois,
rubson, 50 x 50 cm)
Série 5, 1975 (10 éléments, bois,
rubson, 200 x 10 cm)
Vila, dans sa praxis, comme dans la théorisation y afférant, refuse l'inféodation aux courants successifs qu'introduisent les modes tributaires du marché de l'art. Le conditionnement, issu des terrorismes ou du mercantalisme, il l'ignore. En 1971 il présente sur les murs des remparts d'Elne des travaux relevant du pliage. Il reconnaît alors l'influence de Saytour, Hantai, Parmentier. En poursuivant ses recherches sur des panneaux de bois il renonce à cette interprétation de l'espace pictural sans cesser d'utiliser épisodiquement la toile comme support d'empreintes de roseaux, prétexte à travailler la couleur. Un séjour prolongé en milieu rural le conduit à utiliser les éléments naturels comme media, qu'il éprouve dans leurs réactions analyse des tensions de la branche d'arbre au bois déroulé, des roseaux, contraints par serrage, poids, courants d'eau, etc. A l'issue de cette expérimentation, Vila élabore une problématique dont les éléments sont exposés à la IXe Biennale de Paris. La rigueur, la sobriété dans leur emploi manifestent la distance qu'il prend relativement aux séductions que les matériaux peuvent introduire dans le dessein du peintre. Ici, lattes de bois de placage, planchettes de même matière, colle caoutchouc employée par les calfats, suffisent comme moyens. A partir de/avec ces deux éléments, Vila multiplie des séries de variations combinées, noncloses, permutatives, dont la combinatoire repose sur une redistribution du support, signifiant et signifié s'y confondant. L'anecdote annulée, sinon minimisée au plus immédiat, surfaces géométrisées, marquage, jalonnage, et intervention ouvrière réduite (découpage, collage) , reste évident, dans l'absence de « peinture », le foulement du liant qui imprime la pièce support et s'y dessine, en évacuant son superflu, l'inutile, sa perte. Ce travail entre mal il faudrait l'y « forcer » dans les catégories préétablies par le lexique critique. Au plus proche'du minimal, en voisinage de certains travaux de Claude Viallat, il ne s'intègre ni aux uns ni aux autres. Il a son autonomie, s'ouvre sur des développements que l'on sait prochains. Reste à dire que Vila est catalan. Il est de ces artistes (puisqu'on
n'a pas trouvé d'autre nom pour ces producteurs d'« objets » inséparables, non d'une mythologie nationaliste, mais du champ socioculturel où ils s'insèrent.
Jacques Lepage |