Samuel Montealegre
Né en 1940 en Colombie,
vit à Rome, Italie, depuis 1966.

Expositions personnelles
1960
Sociedad Economica de Amigos del Païs, Bogota
1961
Biblioteca Nacional, Bogota
1962
Galerie Arte Moderno, Bogota
1965
Centre de Bellas Artes Oscar d'Empaire, Maracaibo, Venezuela
1975
Galerie Qui Arte Contemporanea, Rome
Expositions collectives
1958
Salàn de Artistas Colombianos, Bogota
1959
Pintores Contemporaneos, Universidad de Bogota
1965
3 Pintores colombianos, Centro de Bellas Artes Oscar d'Empaire, Maracaibo, Venezuela
1968
Situazioni. Una tesi grafica sul problema dell'oggetto, Galerie SM 13, Rome
1969
Vision 12, Istituto Italo-Latino Americano, Rome
1971
Understatement, Galerie Qui Arte Contemporanea, Rome
1972
Premio Internacional Dibuix Joan Miro, Barcelone, Espagne
Biennale de Venise, Italie
1974
Biennale Internazionale della Grafica, Florence, Italie
Salon des Réalités nouvelles, Paris
Collections publiques
National City Bank, Bogota
Conservatorio Nacional de Musica, Bogota
Musée d'art moderne, Centro
Artistico, Barranquilla, Colombie
Musée La Tertulia, Cali, Colombie
Université de Cartagena, Colombie
Musée d'Empaire, Maracaibo, Venezuela
Musée d'art moderne, Ciudad Bolivar, Vénézuéla
Publications personnelles
Lo spazio visivo della città, urbanistica e cinematografo, éditions Cappelli, Italie, 1969
Dialogo sobre la politica y el arte, El Tiempo, Bogota, juillet 1971
AL2 nr 6, Rome, juin 1972
El arte en Italia 1960-1972, Imagen nr 71, Caracas, octobre 1972
L'apporto dell'America Latina alla cultura figurativa europea, Istituto ltalo-Latino Americano, Rome, 1973
A proposito della regressione sull'arte precolombiana, Qui Arte Contemporanea nr 12, Rome, octobre 1973
L'impostasi dell'arte dopo il 60, Arte e Società nr 11/12, Rome, janvier/avril 1974
Bibliographie
Walter Engels : Les dibujos de Samuel Montealegre, El Espectador, Bogota, 9 juin 1960
Francisco Gil Tevar : Samuel Montealegre, El Nacional, Caracas, 17 juillet 1960
Fabio Lezano Simonelli : Dibujos para el Decameron, El Espectador, Bogota, mai 1962
Carmen Ortega Ricaurte : 17 artistas colombianos, éditions Arco, Bogota 1964
Carmen Ortega Ricaurte : Diccionario de Artistas en Colombia, éditions Tercer Mundo, Bogota 1965
Marisa Volpi Orlandini : catalogue de Vision 12, Rome 1969
Marisa Volpi Oriandini : catalogue de Understatement, Galleria Qui Arte Contemporanea, Rome 1971
Marisa Volpi Orlandini : L'arte domani, Futuribili nr 4243, Rome, janvier/février 1972
Marisa Volpi Orlandini : Strutture primarie e Minimal art, éditions Arte e Società, Rome, avril 1973
Marisa Volpi Orlandini : catalogue de l'exposition, Galleria Qui Arte Contemporanea, Rome, avril 1975
Œuvres présentées
Toile pliée et dépliée, 1966 (toile, 70 x 100 cm)
5 vitres, 1967-1975 (vitre et métal, 70 x 70 cm)
Présence de 5 lignes exécutées sur toile, 1968 (coutures, crayon, marker, 75 x 120 cm)
Papier noir plié et déplié, 1968 (papier, 70 x 100 cm)
Procès de définition d'une toile, 1969 (toile, colle, blanc de zinc, 80 x 120 cm)
Toile coupée et renversée, 1970 (toile, 50 x 100 cm)
4 dessins, 1973 (technique mixte sur papier, 25 x 35 cm)
Lignes sur toile, 1974 (coutures, crayon, huile, marker, 70 x 100 cm)
J'ai sous les yeux un papier plié de Samuel Montealegre de 1967. A cette époque-là, on pouvait le lire peut être comme une abstraction gestaltique. Aujourd'hui se distinguent la pureté artisanale, la volonté exemplaire de réaliser, avec des moyens dépouillés, "à mesure d'homme", un travail techniquement parfait, témoignage de la qualité méditative de la pensée humaine. L'oeuvre de Montealegre me rappelle le soin légendaire des peintres flamands. Toutefois, la ponctualité, l'exactitude, la sagesse de la réalisation qui sont chez lui surtout les symptômes d'une extraordinaire capacité de concentration, arrivent à ne jamais montrer de caractéristiques décoratives et virtuoses elles font plutôt sentir une lucidité intellectuelle et une sorte de nouvel humanisme. L'artiste écrit : "L'imperceptibilité de l'écart entre plusieurs lignes, entre une coupure et un pliage, entre un pliage, une coupure et des lignes, entre plusieurs papiers, est une douce invitation à connaître à fond, à réfléchir, à observer attentivement la réalité, à en découvrir la vérité." L'élaboration en atelier, les moyens très simples et seulement manuels, les longues périodes de travail, l'exigence d'une méditation et d'un contrôle, constituent dans les œuvres de Montealegre un message assez particulier : l'époque révolue des avant-gardes semble nous inviter à une résistance silencieuse mais très tenace aux massmedias, à l'industrie culturelle, à la gestion instrumentale de l'art et de l'homme.
Marisa Volpi Oriandini, 1974 |