Vivien Isnard
Né en 1946 à Forges-les-Eaux (Seine-Maritime), France, vit à Nice, France, depuis 1948 enseigne le dessin.

Etudes et formation
Ecole des arts décoratifs, Nice, France
Ecole des beaux-arts, Aix-en-Provence, France
Expositions personnelles
1970
Galerie Ben doute de tout, Nice, France
1973
Galerie La Fenêtre, Nice, France
1974
Galleria La Bertesca, Gênes, Italie
Galleria La Bertesca, Milan, Italie
1975
Galerie Lucien Durand, Paris
Musée municipal de Saint-Paul (Alpes-Maritimes), France
Galerie La Bertesca, Düsseldorf, RFA
Expositions collectives
1971
Théâtre de Nice, France
1972
Impact, Céret (Pyrénées-Orientales) , France
Ecole de Nice 6373, Galerie Férera, Nice, France
1973
Galerie Rencontres, Paris Institut Goethe, Marseille, France
Biennale de Paris
1974
Galerie de l'APIAW, Liège, Belgique
L'Avant-garde en France, Théâtre de Nice, France
Dolla, Isnard, Viallat, Galleria La Bertesca, Milan, Italie
Galerie l'AARP, Paris
Grado Zero, Galleria La Bertesca, Milan, Italie
11 peintres actuels, Dijon, France
1975
Grado Zero, Galleria Bologna Due, Bologne, Italie
Grado Zero, Galerie La Bertesca, Düsseldorf, RFA
Peinture, Musée de Gênes, Italie
Collections publiques
Musée national d'art moderne, Paris
Centre national d'art contemporain, Paris
Musée Cantini, Marseille, France
Bibliographie
Jacques Lepage, Sabine Gowa, Dolla, Isnard, Viallat, Galleria La Bertesca, éditions Masnata
Sabine Gowa, Giorgio Cortenova, Vivien Isnard, Galleria La Bertesca, éditions Masnata
Henry Martin, Art international, été 1974
Sabine Gowa, Art Press, nr 16, février 1975
Kunstforum international, décembre/janvier 1975
Œuvres présentées
Sans titre 1, 1975 (320 x 250 cm)
Sans titre 2, 1975 (320 x 250 cm)
Sans titre 3, 1975 (320 x 250 cm)
Sans titre 4, 1975 (320 x 250 cm)
... En découpant la toile ou plus précisément en l'incisant (ouverture, fente) selon le schème rationnel « format » / cadre, Vivien Isnard introduit de nouvelles limites : limites internes et externes au « format » intérieur divisé, limites internes et externes au cadre déterminé de la sorte... Il s'opère ainsi une contradiction au sein du support lui-même du fait de la délimitation
« géométrique », « format » / cadre limite. Si le cadre ne subit aucune modification quant à sa structure, il peut être, tout comme le format intérieur, objet d'une inversion (endroit envers) d'une toile à l'autre ou encore lieu de substitution de matériaux divers (papier, plastique, carton... ) . Dès lors s'exerce une contrainte différente, fonction d'une perméabilité totale ou partielle, et/ou d'une résistance ou non résistance, une matérialité autre impliquant des rapports dialectiques, format/cadre, différents en même temps qu'elle modifie le rapport du support à la couleur... Le travail du support se révèle de lui-même (visible) et par l'intervention de la couleur (lisible) , et inversement. Chacun est son propre révélateur et celui de l'autre (corrélation). La contradiction couleur/support, lisible/visible, détermine la toile en tant qu'objet matériel ou matériau et la couleur en tant que matière colorée ou matière de la peinture. La surface est alors inscription d'une pratique picturale d'un sujet se portant à une transformation formelle elle-même porteuse d'effets nouveaux... Le « noir » (ou teintes approchantes) de plus en plus employé dans les travaux de Vivien Isnard ne cherche pas une peinture de noncouleur mais au contraire une couleur traitée dans son plus faible indice de luminosité. La surface peinte ou teinte renvoie de moins en moins la lumière. Le peintre refuse le reflet, le miroir métaphysique... Dans son appréhension rationnelle de l'espace pictural, Vivien Isnard se confronte aux limites de sa propre pratique. Le procédé formel de répétition (répétition d'une même trame bandes parallèles obliques elles-memes répétées, répétition dans chaque toile du système de (dé) composition délimitation d'un « format» / cadre limite, répétition de chaque toile par rapport aux autres apparait dans sa fonction limite/extension, à savoir : souligner les limites en même temps que les déborder par démultiplication du système formel (les limites, multiples, se différencient des premières, plurielles, indifférenciées)... Ainsi, bien qu'il introduise le procédé répétitif, le travail de Vivien Isnard, ces dernières années, s'oppose à toute systématique de type obsessionnel la répétition n'étant pas synonyme de redoublement du même, de l'identique et se détermine en tant que pratique spécifique, signifiante, procès de dépense d'un sujet non homogène (hétérogénéité du fonds pulsionnel) qui, au travers d'une matière spécifique, procède vers la connaissance.
Sabine Gowa, Art Press nr 16, février 1975 |