Kazumichi Fujiwara
Né en 1943 à Kurashiki, Japon, vit à Tokyo depuis
1961.
Expositions personnelles
1970
Galerie Tokiwa, Tokyo
Expositions collectives
1971
Catastrophe Art, Amsterdam
1972
Operation Vesuvio, Galleria Il Centre, Naples, Italie
1973
Catastrophe Art, Galleria San Fedele, Milan, Italie
1974
Catastrophe Art, CAYC, Buenos Aires
Manifestations publiques
1969
Côte de Kotsubo, Kanagawa, Japon
1970
Nihonbashi Kokudo, Tokyo
1971
Montagnes de Shimosuwa, Nagano, Japon
Usine à Ashikaga, Japon
1972
Quartier résidentiel, Meguro, Tokyo
Quartier commercial, Shibuya,
Tokyo
1973
Une rue de Meguro, Tokyo
1974
Une rue principale de Shibuya, Tokyo
Oeuvre présentée
Echo Location, 1975 (machine de bois, béton, acier) ou documentation
Désintéressé de la carrière de compositeur
de musique que j'avais commencée en 1963, je l'ai abandonnée
pour me retirer en 1966 dans les montagnes de Oku-yoshino, au milieu du
Japon, et y gagner ma vie comme bûcheron. Deux ans après,
dans la même contrée montagnarde, j'ai donné une série
de concerts pendant un an, secondé par treize amis et collaborateurs.
Ce sont les premières manifestations publiques que je nomme désormais
Echo Location. Un dispositif, formé de nombreuses pièces
de bois et de câbles, amenait de gigantesques roches naturelles
à trotter les unes contre les autres. Depuis ma rentrée
en 1969 à Tokyo, où j'ai donné en public ma deuxième
série de manifestations Echo Location, les blocs de béton
se substituent aux roches montagnardes, et je consacre tout mon temps
à donner des concerts en divers lieux.
Kazumichi Fujiwara
Plusieurs leviers en bois, fixés à une grosse colonne en
béton solidaire d'une meule géante, étaient actionnés
silencieusement par quatre ou cinq hommes. J'ai pris part, moi aussi,
à ce jeu de tourneur pour quelques temps. Une résistance
lourde à mes mains qui, un instant, a évoqué en mon
cœur malade, des sensations oubliées de vigueur et de labeur
des bruits étouffés, sourds, bas et forts : le jeu herculéen
qui semblait écraser ces bruits l'un après l'autre, conjonction
étrange de l'idée avec le corps. L'auteur, que l'on titre
musicien, semblait pour ainsi dire caresser à rebrousse-poil les
bruits renversés, ce qui m'a laissé entrevoir, dans cet
«event», une force de vie étrange qui se proposait
de remonter à une source, un champ magnétique, en renversant
l'expression.
Yoshiaki Tono, Annuaire des beaux-arts, Bijutsu-Techo, janvier 1972 |