Motion du jury international
La Commission a cherché a tenir compte : d'une part, des circonstances de transition dans lesquelles se trouvent toutes les Biennales du monde en ce moment : et, d'autre part, des circonstances spéciales de cette Biennale de Paris consacrée aux travaux des artistes de moins de 35 ans.
En effet, une grande partie des oeuvres réalisées de nos jours ne suivent pas l'esthétique normative créée par les académies dès le XVe siècle. En renonçant à toute valeur esthétique, elles deviennent ainsi des objets de démonstration de valeurs humaines, élaborées dans des disciplines scientifiques diverses (psychologie, sociologie, technologie, etc.) .
Ainsi, la Commission internationale s'est-elle rendu compte de la difficulté de décerner des bourses en ne suivant que cette esthétique normative.
Une autre difficulté s'est présentée : celle d'attribuer des "prix" selon des critères généraux de qualité, dans une Biennale dont la mission n'est pas de montrer des oeuvres artistiques consacrées,
mais de présenter essentiellement des essais et des esquisses qui, dans l'avenir, pourraient se réaliser dans des oeuvres accomplies.
En conséquence, la Commission internationale a proposé de dissoudre l'institution du jury comme il a existé jusqu'à présent et d'établir une Commission, qui se réunirait au moins un an avant chaque nouvelle Biennale. Sa tâche serait de proposer des artistes, qui recevraient des bourses leur permettant de réaliser des oeuvres dans le cadre de la Biennale.