Argentine
Commissaire national : Eduardo MAC ENTYRE.
Assesseur d'art plastique et de gravure.
Une fois de plus, l'Argentine est présente à la Biennale
de Paris. Cette fois, la participation de notre pays offfre des caractéristiques
diverses, avec des oeuvres dont les techniques et les langages varient,
et qui montrent les courants esthétiques en vigueur dans l'actualité. L'ensemble est une confrontation de ces langages qui se complètent;
chacun répond à une attitude différente sur la conception
de l'art, avec un trait en commun : l'attitude libre, intransférable
et persistante de l'acte créateur. La possibilité de cette
création constitue un fait réel en Argentine, où
les mouvements artistiques se sont succédés avec une vertigineuse
intensité. Les formules et techniques traditionnelles ont été
contestées et l'art est devenu un lieu de recherche et d'ouverture
vers de nouvelles formes de perception et de communication. Cette sélection inclut des artistes qui, malgré leur jeunesse,
ont atteint une notoriété internationale comme Nicolas Uriburu
et Rogelio Polesello.
Uriburu s'est d'abord distingué comme peintre naïf et humoristique.
Par la suite il découvre le paysage urbain rempli de touches décoratives
et il cherche à travers des expériences à transformer
non seulement l'image de la nature mais la nature elle-même.
Polesello est un peintre connu. A vingt-cinq ans, en 1965, il obtient
à Washington le Premier Prix du Salon Esso des Jeunes Artistes
d'Amérique latine. A cette époque, son espace est structuré
par des formes vaporisées obtenues au chalu-meau et des planches
métalliques perforées. La découverte de l'acrylique
élargit ses possibilités et il crée des objets qui
s'intègrent dans l'espace architectural.
Le peintre qui les accompagne se nomme Perez Celis. Pour des raisons
de génération, il participe à l'effervescence artistique
de Buenos Aires ces dernières années et il capitalise les
enseignements de l'informel, du courant géométrique et de
la nouvelle figuration, tout en restant en marge de ces mouvements et
fidèle à une image américaine qu'il poursuit depuis
des années.
Pazos, Puppo et Guttierez présentent leurs expériences
dans un travail d'équipe et cherchent à libérer la
création artistique d'objets déterminés à
l'avance. Ils soulignent ainsi que l'oeuvre d'art est plus un devenir
que quelque chose qui existe déjà. Ce travail est réalisé
sans stridences ni polémiques, en appuyant sur le côté
gratuit et libre de l'art.
La sélection argentine comprend également Cristina Santander,
dont l'image est originale et forte et qui maîtrise la technique
avec des trames et des formes sérielles. Juan Carlos Gomez montre
les possibilités d'une figuration toujours rénovée.
Les dessins de Gulland et les photographies de Baby sont des exemples
excellents de ce qui se fait en Argentine dans ces domaines.
Fermin FEVRE
Critique d'art
Juan Luis BABY
(photographie)
Enrique BELLOC
(composition musicale)
Alberto CORONATO
(composition musicale)
Juan Carlos GOMEZ
(gravure)
Dante GRELA
(composition musicale)
Guillermo Rodolfo GULLAND
(dessin)
Lujan GUTIERREZ
(travaux d'équipe)
Alicia ORLANDI
(gravure)
Luis PAZOS
(travaux d'équipe)
Celis PEREZ
(peinture)
Rogelio POLESELLO
(sculpture)
Jorge PUPPO
(travaux d'équipe)
Jorge ROTTER
(composition musicale)
Iris SCACCHIERI
(spectacle de danse)
Cristina SANTANDER
(gravure)
URIBURU
(intervention) |