| Nouvelle-Zéelande
Commissaire général : J. Malcolm
Queen Elisabeth II Arts Council
L'arrivée des colons européens et de leurs missionnaires
chrétiens, affaiblissant les racines sociales et ethniques de la
vie polynésienne, a porté un coup mortel à la tradition
maorie auparavant virile dans les arts visuels. Les tentatives qui ont
suivi pour rem placer cette culture par un produit importé forment
la base dont découlent la peinture et la sculpture contemporaines
de la Nouvelle-Zélande. Le mot "isolement" a souvent
été prononcé à l'égard de cet art.
Il peut expliquer un certain caractère provincial mais n'excuse
certainement pas la stérilité ou le manque d'invention.
Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne le vocabulaire
formel et valable que le maori a créé dans le même
vide insulaire. Cette impuissance remonte plutôt à une certaine
division entre les arts visuels et la nation qu'ils représentent.
Notre culture est encore marquée d'une préciosité
importée, ayant peu de rapport avec un milieu néo-zélandais
et un peuple original. Devant cette grande difficulté, on essaie,
à Auckland (dans l'île du nord), de mettre le public en contact
avec les artistes néo-zélandais au moyen d'un grand nombre
de galeries exposant surtout des oeuvres locales. Les résultats
de cet effort sont déjà remarquables puisque Auckland est
devenu un centre actif pour les jeunes peintres. Bien qu'il soit trop
tôt pour prédire une nouvelle vigueur dans les arts visuels
en Nouvelle-Zélande, les sculptures de Greer Twiss qui a tiré
son inspiration des sports athlétiques de la Nouvelle-Zélande
et des événements locaux, les peintures de Pat Hanly qui
a retrouvé les qualités singulières de la lumière
des antipodes, permettent au moins de reconnaître l'honnêteté
de nos artistes basée sur l'observation.
Mike Dunn |