| Italie
Commissaire général : Fortunato Bellonzi
Secrétaire général de la Quadriennale d’Art
de Rome
La fin des mythes et des traditions - trait caractéristique de
notre époque - préoccupe non seulement les philosophes et
les humanistes, mais aussi les savants. Depuis quelques années,
en effet, ceux-ci recherchent de plus en plus le dialogue avec la philosophie
et la religion, qui défendent les valeurs dont l’Humanité
a besoin pour vivre. Dans la civilisation actuelle, qui considère
l’homme comme l’instrument du progrès, non comme sa
fin, et dans laquelle il n’y a plus de liberté véritable
de puis que les idéologies ont pris la place de l’unité
du savoir, ni l’engagement politique, ni le document agnostique,
ni l’évasion romanesque ne peuvent plus répondre aux
questions du présent et aux pressentiments éveillés
par un lendemain obscur et lourd de menaces. C’est pourquoi les
artistes - surtout les jeunes - se prennent à douter des positions
extrêmement individualistes et négatives de l’avant-garde,
et même des poétiques qui s’occupent exclusivement
d’idéologie politique, ou qui constatent la crise des valeurs,
sans vraiment prendre part.
Il ne s’agit pas d’une nostalgie du passé, d’une
espèce de recherche du temps perdu, mais d’une exigence profonde
qui vise à retrouver les racines de la vie humaine et à
rendre au travail et à l’existence même de l’homme
une signification métaphysique. Voici donc que de jeunes artistes
italiens - six peintres, trois sculpteurs, un architecte - font la preuve
de leur talent sur le thème du comportement de Jésus envers
les pécheurs - et souhaitent qu’un jour une petite église
soit dédiée au bon larron qui n’a encore obtenu ni
les fidèles ni les prières qu’il aurait mérités
en grand nombre, alors que les Pharisiens de tous les temps n’ont
jamais su pardonner à ceux qui transgressent les lois humaines.
Tout en conservant leur autonomie individuelle - il n’est pas question
d’une oeuvre collective - ces artistes cherchent leurs motifs figuratifs
ou symboliques dans le message d’espérance que Jésus
a donné à tous les hommes, même aux plus pervers.
Ils veulent montrer que les sujets nobles et graves sont pour eux d’un
intérêt nouveau; et cet intérêt pourra sembler
malgré tout quelque peu révolutionnaire et nous ramener
aux vraies sources spirituelles et humaines de l’oeuvre d’art.
Fortunato Bellonzi
Peinture et dessin
Piero GUCCIONE
Né en 1935 à Scicli (Italie)
La drachme perdue, 1965 (huile, 108 x 94), Coll. Alvaro Marchini,
Rome
Gian Luigi MATTIA
Né en 1940 à Venaria (Italie)
L’enfant prodigue : une histoire d’aujourd’hui, 1965
(huile, émail et gouache, 180 x 140)
Coll. Galerie La Nuova
Pesa, Rome
Gaetano POMPA
Né en 1933 à Forenza (Italie)
Crucifixion, 1965 (huile, 151 x 290), Coll. Galerie l’Obelisco,
Rome
La Samaritaine, 1965 (huile, 135 x 196), Coll. Galerie l’Obelisco,
Rome
Carlo QUATTRUCCI
Né en 1932 à Rome (Italie)
Le retour de l’enfant prodigue, 1965 (huile, 200 x 113), Coll. Galerie la Nuova Pesa, Rome
Alberto SARTORIS
Né en 1930 à Rome (Italie)
Les pharisiens, 1965 (huile, 170 x 206)
La visite du Pape aux prisonniers I (carton pour vitrail), 1965 (huile,
70 x 100)
La visite du Pape aux prisonniers Il (carton pour vitrail), 1965 (huile,
70 x 100)
RiccarcIoTOMMASl FERRONI
Né en 1934 à Pietrasanta (Italie)
La femme adultère, 1965 (huile, 178 x 126), Coll. Galerie
l’Obelisco, Rome
La pécheresse chez Simon le Pharisien, 1965 (huile, 126 x 178),
Galerie l’Obelisco, Rome
Sculpture
Angelo CANEVARI, né en 1930 à Rome (Italie)
Prisonnier I (support d’autel), 1965 (bronze, 100 x 78 x 78), Coll. Galerie l’Obelisco, Rome
Prisonnier II (support d’autel), 1965 (bronze, 100 x 78 x 78), Coll. Galerie l’Obelisco, Rome
Crucifix, 1965 (bronze, 100 x 75 x 15), Coll. Galerie l Rome
Chandelier I, 1965 (bronze, 70 x 20 x 10), Coll. Galerie l’Obelisco,
Rome
Chandelier lI, 1965 (bronze, 70 x 20 x 10), Coll. Galerie l’Obelisco,
Rome
Raffaele JAN DOLO
Né en 1932 à Avellino (Italie)
Le bon pasteur, 1965 (bronze, 110 x 40 x 50)
Ugo SARTORIS
Né en 1937 à Rome (Italie)
Saint Georges terrassant le dragon (support de bénitier), 1965
(bronze, 130 x 45 x 35)
Architecture
Giorgio BRAGHIROLI
Né en 1930 à Capri (Italie)
Maquette de l’église du Bon Larron, 1965 (bronze et laiton,
20 x 100 x 70)
Plan de l’église, 1965 (encre sur papier, 70 x 100)
Projet pour le toit, 1965 (encre sur papier, 70 x 100)
Section A, 1965 (encre sur papier, 70 x 100)
Section B, 1965 (encre sur papier, 70 x 100) |