URSS
Commissaire général : Mme Proskournikova
Chef de Bureau
au Comité d'Etat du Conseil des Ministres de l'URSS.
C'est dans l'oeuvre des jeunes que l'on voit le plus nettement l'esprit
de notre temps. L'homme, le destin de l'homme, la lutte pour un avenir
meilleur et juste sont les traits dominants des beaux-arts soviétiques,
traits les plus caractéristiques de l'art qui, par conséquent,
exercent une grande influence sur ses sujets et sa forme. La lutte pour
la paix, pour le droit au travail, pour la liberté, l'égalité
et la fraternité, pour le bonheur simple et humain, est devenue
depuis longtemps déjà le but des peuples soviétiques.
Dans cette lutte noble, les artistes peintres soviétiques prennent
une part active, dédiant leurs ceuvres aux grands et éternels
idéaux de l'humanité. Les savants affirment que l'âge
d'or n'est pas enterré sous le fardeau des siècles, dans
l'obscurité des légendes historiques, mais qu'au contraire,
il est devant nous, là où le travail créateur de
l'humanité fraye le chemin. Nos routes mènent en avant,
nous pensons toujours à l'avenir, au royaume plein de soleil du
travail. Le travail a créé l'homme, a fait notre planète
plus noble et plus belle. L'art soviétique a toujours été
plein de confiance en l'avenir, et il se consacre à rapprocher
cet avenir pour que nous puissions le voir apparaître dans ce qui
se passe à l'heure actuelle autour de nous. Voilà pourquoi
l'artiste peintre rencontre l'arrivée du nouveau jour avec tant
de joie sur les routes peuplées de files ininterrompues de voitures
et de camions. L'artiste peintre sait déceler avec beacuop de délicatesse
le rythme du mouvement, la beauté originale du paysage industriel
contemporain; il cherche à le comprendre, à le réaliser,
à le ranimer. La compréhen-sion de la beauté du monde
raisonnablement transformé, aide l'artiste à montrer l'état
intérieur de notre vie contemporaine, son énergie créatrice.
Ces mots-là peuvent d'ailleurs servir à situer le peintre
de la République d'Azerbaidjan, Tair Salakhov. L'homme, c'est un
critérium de la valeur artistique de n'importe quelle oeuvre. L'homme,
ce mot-là donne la sensa-tion d'une notion générale,
mais les hommes, eux, sont tellement différents que l'artiste a
pu voir cette différence qui caractérise chaque être
humain. Salakhov a su saisir le caractère du compositeur Kara-Karaev
dans son portrait qui nous évoque une corde tendue; le portrait
"Oncle Pacha" de Serge Lebedev, qui nous attire par le regard
attentif de ses yeux perçants. Deux hommes nous regardent dans
le blanc des yeux, mais les expressions de leurs visages sont différentes.
II semble que nous voyons toute la vie dure qui se reflète sur
la figure du kolkhozien Mtiulichvili, cette vie dure gravée sur
son visage, par les plus brûlés de soleil.
C'est l'expérience et la sagesse de l'homme que Gouram Guélavoni
cherche à faire valoir dans son tableau. Et voilà, devant
nos yeux, juste le contraire, une espèce de jeu de mot : "conducteur de tracteur". On s'attend à voir un homme bien
taillé, un mécanicien dans un blouson taché de graisse,
mais nous voyons un garçon tout jeune dont les yeux rayonnent de
bonheur. Moldavien de nationalité, Stépan Toukhar connaît
profondément la vie de son peuple, ce qui lui donne la possibilité
de s'exprimer de tout son cceur. Les jeunes peintres soviétiques
prennent comme base, pour leurs généralisations, des connaissances
concrètes et exactes : la connaissance de la nature, la connaissance
de la vie. Le sculpteur Viatcheslav Klokov a travaillé beaucoup
en faisant le portrait d'une trayeuse kolkhozienne, mais ce portrait
nous semble plus large que le but concret. II a intitulé son oeuvre
: "A midi", et on peut tout y voir : l'abondance des champs
fertiles, la fatigue noble des mains et la maturité de la vie qui
a atteint l'épanouissement.
La toile de Rita Valnéré : "Femme avec un enfant"
n'est pas du tout prétentieuse. Mais si on réfléchit,
même un instant, on devine le dessein de l'artiste de faire parcourir
le spectateur à travers plusieurs périodes de la vie. L'amour
de la terre natale, de la maison, aide les artistes à mieux comprendre
et apercevoir la beauté dans les choses les plus simples et les
plus ordinaires. Mais peut-on nommer "ordinaire " la fête
du Printemps sur la terre purement russe de Vladimir, qui a lieu dans
les décors de la transparence verdoyante des bouleaux, dans la
fraîcheur des herbes des prairies qui font tourner la tête?
Quand la construction de la maison est presque terminée, lorsqu'on
arrive au point le plus haut des échafaudages qui sentent encore
la forêt, on peut dire : nous avons déjà le chevron,
on pendra bientôt la crémaillère et un nouveau foyer
se mettra à palpiter, autour duquel seront à leur aise les
vieillards et les soldats qui ont survécu à la dernière
guerre, et les jeunes qui ont bâti de leurs propres mains leur pre-mière
maison. N'est-ce pas cela que raconte la toile de Indoulis Zarign?
Aldona Skiroutité crée ses gravures comme on compose des
chants. Dans ses oeuvres, il y a quelque chose d'épique, de continu.
Ou bien c'est le labou-reur qui bêche un long sillon ou bien c'est
un tissu luisant qui coule dans les mains habiles d'un tisserand, ou
encore, quelque part, très loin au bout du champ, un jeune homme
et une jeune fille mènent leur conversation d'amour. Et les épis
très lourds, penchent leurs têtes d'or dans les mains fatiguées
du laboureur comme un don inestimable de la terre et les trains révèlent
l'abondance et la prospérité.
Les jeunes maîtres héritent de tout ce qu'il y a de meilleur
dans la culture nationale et développent les traditions glorieuses.
Le dessinateur Illarione Galicine qui a fait avec tant d'amour le portrait
de son maître, le grand graveur russe Vladimir Favorsky, possède
incontestablement une maîtrise peu ordinaire. Regardez de quelle
façon il a réussi à disposer les plans dans sa linogravure
"Sur la terrasse". Le blanc et le noir mènent entre
eux une espèce de lutte plastique, ce qui favorise l'harmonie et
la force d'expression de tout l'ensemble. La vie du pays donne aux artistes
peintres toutes sortes d'impressions et il n'y a pas d'obstacles pour
la jeune énergie. Victor Popkov a tiré d'intéressants
sujets de son voyage à l'Altai où on construit le chemin
de fer Abakan-Taichet. André Toutounov a passé beaucoup
de temps chez les pêcheurs. La poésie du Nord a ébloui
Anatole Borodine. On contemple les mouvements lents et rythmiques des
tapissières du Tourkménistan dans le tableau d'Amane Amangueldyev.
La toile de Tatiana Golembiévskaya donne l'impression de la fête
joyeuse de la jeunesse et de la beauté. Dans notre vie le romantisme
entre avec plus de force. La ferme confiance en notre cause, en l'utilité
et l'importance de notre travail plane aujourd'hui sur notre oeuvre. Dans
tous les coins de notre pays, ce sont les jeunes, enthousiastes, qui frayent
le chemin vers l'avenir. Et, ce qui est surtout remarquable, c'est que
les artistes marchent comme tous les autres constructeurs du nouveau monde.
De nos jours, le romantisme et la poésie ont acquis des traits
plus simples et plus sévères. Mais notre simplicité
ce n'est pas l'ordinaire, et notre sévérité ce n'est
pas l'ascétisme et le renoncement. La sim plicité se voit
dans la grandeur d'âme des hommes, dans le naturel de leur comportement,
dans le désir de l'artiste de voir les traits les plus simples
et, par conséquent, les plus humains. La vie, partout, avec le
travail et les joies modestes devient gaie et belle et sonne comme une
chanson solennelle. Nous aimons la vie. On ne le cachera jamais! Mais
nous nous rappelons les jours terribles de la guerre, et nous vénérons
les noms des héros qui resteront gravés dans notre mémoire,
pour toujours. La Patrie n'oubliera jamais ses fils disparus. Et, comme
un regret, solennellement et tragiquement, résonne le monument
en granit dédié aux victimes du fascisme de Guédéminas
locubonis.
Nous aimons la vie et on nous a appris l'importance de la vie. C'est pour
cela que notre lutte devient de plus en plus persévérante
pour le présent, pour le futur et pour le communisme. C'est le
sens vivifiant et la grande poésie de notre art.
louri Khalaminsky
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Section arts plastiques
Peinture et dessin
Aman AMAMNGUELDIEV
né en 1930 à Achkhabad (URSS)
Les tapissières, 1961 (huile, 220 x 79), coll. du Musée
des Arts plastiques d'Achkhabad
Albert DILBARIAN
né en 1928 à Tbilissi (URSS)
Rentrée du travail, 1960 (huile 75 x 162), coll. de la Direction
des Expositionsdu Fonds des Artistes de l'URSS
Tatiane GOLEMBIEVSKAJA
née en 1936 à Kiev (URSS)
Céramiques ukrainiennes, 1960 (huile, 152 x 220), coll. du
Ministère de la culture de l'URSS
Gouram GUELOVANI
né en 1928 à Tbilissi (URSS)
Vladimir Iljitch Lenine, 1961 (huile, 215 x 260), coll. de la Direction
des expositions du ministère de la culture de Georgie
Le portrait du kolkhozien Mtioulichvili Alexis, 1961 (huile, 80 x 100), coll. de la Direction des Expositions du Fonds des Artistes de l'URSS
Valery KOKOURINE
né en 1930 à Vladimir (URSS)
La fin de l'automne, 1961 (huile, 69 x 99), coll. du Ministère
de la Culture de R.S.F.S.R.
Première verdure, 1961 (huile, 110 x 80), coll. de la Direction
des Expositions du Fonds desArtistes de l'URSS
Victor POPKOV
né en 1932 à Moscou (URSS)
Conducteur de moissonneuse - batteuse Petokhov, 1962 (gouache 60 x 83).
De la série "Sovkhoz Jjevrsky des terres vierges", coll. de la Direction des Expositions du fonds des Artistes de l'URSS
Tair SALAKHOV
né en 1928 à Bakou (URSS)
Convoi, 1958 (huile, 200 x 150), coll. de la Direction des Expositions
du Fonds des Artistes de l'URSS
Le portrait de Kara-Karaev, 1960 (huile, 203 x 120), coll. de la Direction
des Expositions du Fonds des Artistes de l'URSS
André TOUTOUNOV
né en 1928 à Moscou (URSS)
Dans le bourg des pêeurs, 1961 (huile, 200 x 100), coll. du
Ministère de la Culture de l'URSS et de R.S.F.S.R.
Les premiers pas, 1959 (huile, 80 x 133), coll. du Ministère
de la Culture de l'URSS et de R.S.F.S.R.
Rita VALNERE
née en 1929 à Auzskis (URSS)
Les femmes à l'enfant, 1961 (huile, 84 x 84.), coll. de la
Direction des Expositions du Fond des Artistes de l'URSS
Indoulis ZARIGNE
né en 1929 à Riga (URSS)
Nous avons déjà les poutres, 1960 (huile, 280 x 180), coll. du Ministère de la Culture de l'URSS
Sculpture
Guediminas Aljbino IOKOUBONIS
né en 1928 à Kunichkis (URSS)
La mère - monument aux victimes du fascisme en Pirtchupise - 1961-1962
(granit, 45 x 140 x 48), coll. de la direction des Expositions et panorama
du Ministère de la Culture de l'URSS
Viatcheslav KLOKOV
né en 1928 à Kharkov (URSS)
Midi, 1961 (bois, 110 x 150 x 120), coll. du Ministère de la
Culture de l'l'URSS
Serge LEBEDEV
né en 1929 à Moscou (URSS)
Eleveur kolkhozien, 1961 (bois 50 x 50 x 52), de la série ''Oncle
Pacha"
Borîs PLENKINE
né en 1930 à Léningrad (URSS)
Métallurgiste du four Martin, 1959 (bronze, 30 x 65 x 21).
Portrait de F. Zaretsky, maïtre du four Martin, 1959 (bronze, 88 x
64 x 58).
Gravure
Anatole BORODINE
né en 1935 à Anesauli (URSS)
Deux mères, 1961 (gravure sur linoleum, 50 x 60), de la série
"Dans la Toundra", coll. de la direction du Fonds des
Artistes de l'URSS
Arrivés de la Toundra, 1961 (gravure sur linoleum, 55 x 35), de
la série "Dans la Toundra", coll. de la Direction
du Fond des Artistes de l'URSS
Famille de l'éleveur de rennes, 1961 (gravure sur linoleum, 60 x
45), de la série "Dans la Toundra", coll. de la
Direction du Fonds des Artistes de l'URSS
Denissov VASSILY
né en 1931 à Moscou (URSS)
Vers le soir, 1961 (linogravure, 72 x 45), de la série "sur
l'Angara", coll. de la Direction des Expositions du Fonds des
Artistes de l'U.R.S.S.
Monteurs, 1961 (linogravure, 71 x 50). de la série "sur l'Angara", coll. de la Direction des Expositions du Fonds des Artistes
de l'URSS
Marion GOLITSINE
né en 1928 à Moscou (URSS)
L'artiste Favorski au travail, 1961 (gravure sur linoleum, 55 x 43), coll. de la Direction des Expositions du Fonds des Artistes de l'URSS.
Sur la terrasse, 1959 (gravure sur linoleum, 60 x 44), de la série
"Les jours ouvrables de la banlieue", coll. de la Direction
des Expositions du Fonds des Artistes de l'URSS.
Aldona SKIRUTITE
né en 1932 à Chaulai (URSS)
Loin dans le champ, 1962 (gravure sur linoleum, 66 x 40), coll. de
la Direction des Expositions du Fonds des Artistes de l'U.R.S.S.
L'enfant de la terre, 1962 (gravure sur linoleum, 66 x 40), coll. des
Expositions du Fonds des Artistes de l'URSS
Stepan TOUKHAR
né en 1928 à Kichinev (URSS)
Tractoriste, 1961 (gravure sur linoleum, 40 x 50), de la série "Les gens riches de la Moldavie", coll. de la Direction des
Expositions du Fonds des Artistes de l'URSS
Horticulteurs, 1961 (gravure
sur linoleum, 40 x 50), de la série "Les gens riches de la
Moldavie", coll. de la Direction des Expositions du Fonds des
Artistes de l'URSS |