Nouvelle Figuration
Entre une parodie de l'art et l'art de peindre, quelques jeunes peintres
ont choisi la peinture. Collage, trou, point, triangle, affiche, présentoire
ou étalagisme sont autant de "dadaismes" dont ces peintres
refusent les limites trop faciles. Pour eux il s'agit de retrouver la
peinture, à nouveau de définir son sens profond. L'académisme
est d'autant plus trompeur lorsqu'il prend les apparences de l'extrême
avant-garde... La peinture a son domaine propre étroitement lié
à une histoire de la vision. Oui et non...
En tout cas peinture beaucoup plus figurale que figurative ; enfin réalisme
sûrement défini par les problèmes complexes de la
peinture, par sa mise en évidence, - et d'autre pari - axé
sur une nouvelle manière de saisir le réel. II s'agit de
rendre à la peinture sa double signification : qu'elle soit présence
et peinture formelle à la fois. Par formelle il faut entendre l'affirmation
d'une inten-tion et son organisation dynamique donnant à la totalité
picturale un sens précis : sa présence actuelle. Ainsi se
dégage à travers quelle exigence et quelle rigueur, la seule
connaissance nécessaire au peintre : savoir peindre. Tel serait
le sens général de cette exposition, et la première
définition du formélisme ou du figuralisme. Benanteur -
Bouquerel - Clerté - Coulot Delamarre - Fagniez - Franchini - Gerber
- Latil - Martineau Muller - Vaugeois.
Galerie Pierre Domec
33 rue Saint-Placide
75006 Paris
Exposition du 26 septembre au 22 octobre 1963.
Vernissage le jeudi 26 septembre à 18h00. |